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MessageSujet: Shi, protégée par le chant de la lame. Dim 2 Juil - 2:52
Shi
Nom : Il n'y a que les humains pour avoir besoin d'un nom afin de se reconnaître. Vaniteuses créatures.

Prénom : Emprunté au premier mot que l'on lui a apprit à écrire, elle se fait appeller Shi.

Âge : Les saisons ont tourné trente-deux fois autour de sa tête.

Rang : Elle fait partie des hybrides qui ont été répertoriés comme "rebelles" parce qu'insoumis.

Race : Renarde mythique, elle possède quatre queues remuant fièrement dans l'air.

Orientation sexuelle : La chair étant la chair et les plaisirs de la chair étant les plaisirs de la chair, cela lui est égal qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes.

Description physique : La voilà qui s'avance. La voilà qui se présente, sans le moindre mot, qui semble s'éveiller, se retirer d'une longue et profonde torpeur. Et le temps, un instant, un battement d'ailes, de cils peut-être, s'arrête, se fissure et éclate en morceaux. Elle vient de poser un pied, jamais plus qu'un pied encore, mais le monde en semble tout distordu, torturé. Elle s'extirpe de l'ombre dans une lenteur langoureuse, se détache des ténèbres qui pourtant s'attardent, s'accrochent au tissu qui la couvre, rampent désespérément à ses hanches, puis abandonnent, ne faisant plus qu'y paresser avant qu'elle ne se glisse entièrement dans la lumière. Ces ténèbres, chassées, se replient, s'enroulent un dernier instant contre ses petits orteils. Qui ne ramperait pas à ses pieds, qui ne baiserait pas le sol à son passage, dans le doux rêve de la voir y revenir ? Son visage, petit à petit délivré de l'obscurité, révèle sa pâleur mortelle, cette blancheur seulement égalée par la neige la plus éphémère, presque spectrale. C'est une fleur, une belle fleur, une rose très certainement, aux couleurs claires, aux couleurs discrètes. Elle a cette beauté froide, cette beauté comme figée dans le temps, qui vous glace instantanément, vous laisse plus désireux à chaque seconde de la découvrir, de la parcourir. Mais prenez garde cependant car ;  comme toutes roses, elle possède ses épines, lesquelles se défendent farouchement de toute approche. Si délicate, si fragile, elle ne supporte pas que l'on effleure ses pétales, que l'on caresse son teint si discrètement, si délicatement rosé, que l'on tente de la cueillir. Elle est ainsi, fleurissant sauvagement au milieu des boutons d'or, unique gouttelette ensanglantée au milieu de cette rivière à la couleur du soleil. Elle fleurit, follement, si follement que l'on craindrait presque de voir sa prestance se faner, s'évanouir. Elle paraît, devant tant de regards, sage, disciplinée, mais si belle que l'on ne saurait assurer sa présence, que l'on ne saurait dire s'il ne s'agirait pas, en réalité, d'un démon délicieux tout droit sorti des méandres de nos pensées. Elle charme, ensorcelle, dans une simplicité désinvolte, déconcertante, d'une apparition comme celle d'une bougie qui vacille, que l'on souffle pour mieux en raviver la flamme. Elle semble n'appartenir pas à ce monde-ci mais à un autre, dans le lointain, par-delà l'horizon, peut-être, quelque part, entre deux sérénades de sa voix enchanteresse.

Elle s'incline, lentement, humblement. Et, certainement, craignez-vous qu'elle ne se brise. Elle paraît flotter au-dessus du sol, y glisser continuellement, sans toutefois bouger de sa place. Telle une poupée de porcelaine, elle s'incline encore, semblant prête à plier. Mais n'ayez pas la moindre crainte. Élevée comme un jonc implacable, sa posture la garde, la préserve, la soutient. Et elle demeure, parfaite, immobile jusqu'à ce que l'envie de s'asseoir lui prenne. Elle se pose alors, toute proche du coin de la pièce, reculée, secrète, comme une araignée domestiquée guetterait depuis son coin, suspendue sur sa toile. Elle en est si proche, drapée dans ses tissus précieux, dans ces diverses sortes de matières toutes aussi douces les unes que les autres. Bien que l'on perçoive sans mal que plusieurs couches l'enveloppent, toutes paraissent fines, légères, toutes se plient au moindre de ses gestes, glissent, s'écoulent, chutent en cascades silencieuses sans jamais la dénuder. Et, bien sûr, sa position actuelle la ferait presque paraître petite. Mais, coupée de la coutume, notre divine créature mortelle s'élance vers le ciel, s'étire comme pour toucher les étoiles sans aucune envie cependant, sans aucune gloire. Elle dépasse, surpasse, toutes les autres femmes qu'elle connait, rayonnante de son mètre soixante-dix-sept. Et lorsqu'elle marche dans les couloirs, les rues, comme un fantôme vous hanterait l'esprit, vous rongerait les pensées, elle a cette allure de maîtresse, cette allure fière et assurée, celle d'une femme qui a aimé, qui aime, qui aimera, celle de cette femme qui rêve sans images, sans vue. Parfois, elle vous apparaîtra comme égarée, errante, elle aura cette aura de veuve, cette aura de perdition, comme si elle s'effaçait un peu plus à chaque pas. Et vous craindrez, plus que vous n'aurez jamais rien craint, de la voir disparaître, s'envoler comme un tas de cendres blanches.

Mais cette belle fleur n'est pas que blancheur, que pureté. Vous le verrez dans son visage, dans ses traits si délicatement, si finalement dessinés. Notre belle nuit a vu tomber de nombreuses étoiles, elle a souvent céder la place au jour brûlant, se fondant dans la place que l'on aura désigné être la sienne, ce destin traître fissurant son cœur insoumis. Elle a affronté l'ouragan, sans jamais tomber, armée d'une volonté sans faille, laquelle se lit dans son regard. Celui-ci, perçant, vous traverse de part en part, plonge en votre sein même, dénude votre âme, vos pensées les plus sombres, les plus corrompues, et s'en délecte. Son regard, meurtrier, meurtri aussi, n'est jamais que celui d'un animal dressé, dompté, dont quiconque ne saurait déterminer les desseins. Peut-être, en vous regardant, veille t-elle à votre bien, surveille t-elle jusqu'à la douceur de votre respiration. Ou peut-être, alors, attend t-elle ce point de rupture, cette faille, pour s'y engouffrer et vous faire éclater de l'intérieur. Vile, mais douce. Intrusive, mais réservée. Elle se balade entre deux plans d'existence, semble t-il, sans que jamais vous ne sachiez si ses pensées se perdent dans l'ombre ou dans la lumière. Et pourtant, il n'est pas si difficile de lire en elle, de mettre des mots sur ces pensées que tous tentent de scruter, car ses yeux, rouges comme le jour après les nuits les plus sauvages, parlent en silence. En amandes, bridés comme on prierait d'en voir, ils semblent allongés, se reposant dans une perfection à en couper le souffle. Ils mènent aussi à un petit nez, un nez très légèrement tiré vers le bas, fin, un nez qui ne saurait gâcher l'harmonie générale d'une figure pour laquelle tout homme voudrait mourir. Mais ce que tout un chacun désire si fort, ce n'est rien de ce dont nous avons déjà parlé. Non, le fruit défendu, le péché tentateur, ce sont les lèvres de la divine créature infernale. Pulpeuses, toujours serrées, fermées sur sa détermination, elles sont couvertes d'une vive teinte rouge. Comme toute femme digne de ce nom, elle ne sort jamais sans son armure : elle se maquille soigneusement, précisément, chaque jour de la même façon. Jamais elle ne pleure, jamais elle ne laissera de sillons noirâtres se perdre sur ses pommettes, jamais rien ne tâcherait sa peau d'albâtre. Fille de la Lune, enfant secret mêlé au commun des mortels, petit être sur lequel l'on pourrait raconter bien des légendes, notre belle nuit, reine du voile obscur recouvrant le firmament, n'est jamais qu'une idéale illusion de perfection. Une perfection qu'elle s'impose avec tant de puissance que son regard, inconsciemment, vous l'impose à son tour.

Peu importe la posture qu'elle adopte, elle paraît toujours être à l'aise. Comme si elle n'était qu'une feuille se balançant au vent, qu'un court d'eau tranquille somnolant sans jamais s'endormir. Elle ne s'autoriserait pas à tomber dans les bras de Morphée si elle n'était pas seule, ou s'il ne faisait pas nuit. Ainsi, tous ses gestes sont emprunts d'une élégante lenteur, d'une lenteur presque lascive, d'un rallongement semblant comme ralentir le temps, encore, toujours, comme si elle cherchait à l'arrêter. A ses côtés, à son pas souple mais net, aux déplacements de ses mains aux doigts longs et fins, comme deux araignées patientes, personne ne peut se précipiter. Tout, subitement, s'arrache à l'emprise des secondes, des minutes, parce qu'elle tranquillise, apaise. Il faudrait que tous, un jour, même une poignée de secondes, la voit danser, au moins une fois en une vie. Elle tourne, doucement, perd parfois quelques notes d'une voix à la portée courte, toujours comme un murmure à la douceur du miel et du sucre, et s'illumine d'une clarté au pied de laquelle la souillure du monde s'endort. Elle ne prononcera jamais le moindre mot à la légère, comme une ombre, une poupée de porcelaine, et ses dialogues seront toujours aussi courts et concis que possibles, toutefois pertinents.

Elle n'en parlera jamais, mais son corps s'abîme, lui est douloureux, courbaturé, ce qui lui impose ces gestes lents que l'on penserait natifs chez elle, horloge avançant à son propre rythme. Et, comme toute fleur, Shi est fragile, sensible, d'une santé vacillante, surprenante toutefois de sa résistance. Elle perd de son éclat au soleil, semble prendre feu face à un vent froid. Elle marche, faiblement, malgré toute la douleur, et c'est bien, certainement, ce qui la rend si belle. Du sang dort encore, sombre, sur ses épines, mais c'est un secret bien gardé qu'il s'agisse en réalité du sien, de ce flot versé dans la bataille sans pitié qu'est celle pour la liberté.

Endormez-vous, comme tout s'endort toujours, un jour, bercés par le balancement régulier, comme calculé, des queues de renard qui ornent le bas de son dos, lesquelles se glissent toujours par une fente précise de ses vêtements pour être libres. Épaisses, d'un blanc immaculé, elles semblent être maladroitement assorties aux oreilles bordeaux qui se dressent sur sa tête, mais vous n'en serez pas moins admiratifs. Bien des personnes se sont surprises à les regarder se mouvoir pendant des heures durant,  toujours aussi calmement. Semblablement, ses oreilles, à l'allure presque féline, très hautes et longues, largement ouvertes, suivent le moindre son, s'agitant parfois d'une façon précipitée et presque anarchique. Mais ce côté animal, ce côté qu'il a fallu lui voir dressé, soumit, ne lui fait nullement peur. Elle ne le cache pas, ne le fuit pas, l'assume pour ce qu'il est : une rareté merveilleuse. Parfois, les amants y glissent le regard, le bout des doigts, osant à peine frôler des attributs affirmant son air irréel. Mais ceux qui en ont eut le privilège, peut-être aussi plus simplement le courage, auront constaté leur douceur de velours, de soie, une douceur dans laquelle l'hybride splendide a certainement vu le jour pour en être la si somptueuse représentante.

Description psychologique :

Histoire :

Autre : Bien qu'elle semble avoir été très épargnée par la rudesse de la vie sauvage, Shi n'en reste pas moins couverte de vestiges du passé.
Sa peau d'albâtre cache facilement les nombreuses cicatrices fines qui l'arpentent, lesquelles sont toutefois très visibles si elle prend ne serait-ce qu'un peu le soleil. Quand à son dos, il est couvert de marques de griffures passionnelles et décoré, au niveau de l'omoplate droite, du tatouage d'une carpe entièrement noire.
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Maître de/Hybride de :: ... Quelle mauvaise plaisanterie.
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MessageSujet: Re: Shi, protégée par le chant de la lame. Dim 2 Juil - 21:35
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Autant te le dire de suite : j'adore ton style d'écriture!

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Shi, protégée par le chant de la lame.
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